Guadeloupe

Archipel des Saintes Guadeloupe @ Laetitia EnezGreen
Guadeloupe Tag @Hervé Bré EnezGreen

Karukéra, l’île aux belles eaux comme la nommait ses premiers habitants les Amérindiens, se déploie tel un papillon sur l’arc des Antilles, à la fois battue par l’Atlantique et bercée par la mer des Caraïbes.

Des plages de rêve au pied d’un volcan tropical, des lagons turquoise encadrés de cocotiers et sable blanc… Si la Grande-Terre est une invitation à la détente, la Basse-Terre, plus sauvage, comble les amoureux de nature et de beaux paysages, tandis que les petites îles paradisiaques de Marie-Galante, des Saintes et de La Désirade, accessibles par bateau, permettent d’assouvir la quête d’évasion des plus aventureux.

Doté d’un patrimoine naturel exceptionnel et d’un taux d’endémisme important, l’archipel de la Guadeloupe constitue un haut lieu de la biodiversité mondiale.

La baie du Grand Cul-de-Sac Marin est délimitée dans sa partie marine par un long récif corallien et dans sa partie terrestre par la plus large ceinture de mangrove des Petites Antilles. Ces deux aires protégées font partie du réseau mondial des Réserves de Biosphère de l’UNESCO qui met en oeuvre tous les moyens pour allier présence humaine et protection du patrimoine naturel.

Labellisé marque de confiance par le Parc National, un nombre croissant de prestataires s’inscrit dans la recherche d’un tourisme le plus respectueux possible de l’environnement.

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La Guadeloupe, un ancrage géographique idéal au cœur des Caraïbes

La Guadeloupe dispose de nombreux atouts, parmi lesquels un ancrage géographique facilitant les échanges avec les pays voisins, une richesse géographique permettant de diversifier les produits touristiques tels que le nautisme et le tourisme vert tout en valorisant l’archipel avec les petites îles paradisiaques des Saintes, Marie-Galante et la Désirade, ainsi que des dispositifs de soutien à l’investissement attractifs.

La Grande-Terre, plate et aride, concentre l’activité touristique, avec les stations balnéaires de Gosier, Sainte-Anne et Saint-François, aux superbes lagons turquoise, appréciés des kitesurfeurs et véliplanchistes, tandis que la Basse-Terre est le royaume d’une nature exubérante. On peut y goûter la douceur de vivre à Deshaies, tester la plongée sous-marine à Bouillante, pratiquer des randonnées vers les cascades dans le luxuriant Parc national qui borde le volcan de la Soufrière, ou encore s’adonner au surf au large des plages de sable noir ou ocre...

Les petites îles du reste de l’archipel valent toutes le détour : la réserve de Petite-Terre est le paradis des iguanes. Marie-Galante, au rhum et aux plages réputés, offre une remontée dans le temps, loin du tourisme de masse.

Si les côtes guadeloupéennes offrent de superbes fonds, le volcan domine le paysage de l’archipel... Soufrière bouillonne et grouille de vie, mais semble dormir pour l’éternité.

L'archipel de la Guadeloupe, réserve de la biosphère

Doté d’un patrimoine naturel exceptionnel et d’un taux d’endémisme important, l’archipel de la Guadeloupe constitue un haut lieu de la biodiversité mondiale. À ce titre, il est classé réserve de la biosphère.

Sur ce territoire d’environ 1 780 km2 regroupant 7 îles habitées, les écosystèmes forestiers marquent les contrastes topographiques et paysagers. La forêt couvre ainsi 69 000 ha et se décompose en 4 grands types : la forêt dense humide dite forêt hygrophile, la forêt mésophile, la forêt sèche appelée xérophile et la mangrove englobant les milieux humides littoraux dont la forêt marécageuse.

L’ONF (office national des forêts) Guadeloupe gère 38 223 ha de forêts publiques — comprenant notamment les forêts domaniales, départementales et certains sites du conservatoire du littoral — depuis le massif volcanique de la Basse-Terre aux falaises abruptes de la Grande-Terre.

À travers ses actions en faveur de l’environnement, du tourisme, de l’insertion économique et sociale, c’est toute la richesse naturelle et la diversité de l’archipel qui est protégée et mise en valeur.

Le parc national de Guadeloupe, établissement public, a quant à lui pour principales missions de préserver le patrimoine naturel, de maintenir la diversité biologique et de contribuer au développement durable des territoires qui le concernent. Depuis 2007, le parc est signataire de la Charte européenne du Tourisme durable dans les espaces protégés.

La réserve naturelle du Grand Cul-de-sac marin

La baie du Grand Cul-de-sac marin est délimitée dans sa partie marine par le plus long récif corallien (25 km de long) et dans sa partie terrestre par la plus large ceinture de mangrove, des Petites Antilles. La Réserve naturelle est gérée par le Parc national de la Guadeloupe depuis 1991.

Ces deux aires protégées font partie du réseau mondial des Réserves de Biosphère de l’UNESCO qui met en œuvre tous les moyens pour allier présence humaine et protection du patrimoine naturel.

Promotion des activités écotouristiques avec le label « Marque de Confiance »

L’une des actions du Parc dans le cadre de l’écotourisme est le soutien à certains prestataires touristiques, qui se sont engagés à exercer leurs activités dans une démarche de respect et de valorisation du patrimoine naturel et culturel de la Guadeloupe.

Depuis 1998, le label « Marque de confiance du parc national de la Guadeloupe » concrétise cette démarche.

Ce sont des entreprises à taille humaine qui favorisent un accueil personnalisé, convivial et de qualité. Venant d’horizons différents, mais partageant une même éthique environnementale et passionnés par leurs activités, ils font découvrir aux visiteurs une « autre » Guadeloupe, authentique par ses multiples richesses.

Par cette démarche, la volonté de l’Établissement public est d’impulser une offre touristique organisée, avec une éthique environnementale et tournée vers la découverte des espaces protégés. Le dispositif concerne l’ensemble de l’archipel guadeloupéen et se traduit par un contrat de qualité concernant à ce jour quatre types d’activités : hébergements, sites aménagés, activités de pleine nature, activités marines.

L’obtention de la marque passe par la satisfaction d’une série de critères. L’accent est mis sur les critères environnementaux comme la préservation et la valorisation du patrimoine naturel, la pédagogie à l’environnement, l’utilisation d’énergies renouvelables…, sans occulter les aspects sociaux, culturels et économiques, tels que la gestion et le développement de l’emploi, le soutien à l’économie locale, la valorisation du patrimoine culturel ou la communication et la promotion responsables.

Protection stricte des tortues marines

Autrefois, les eaux bordant l’archipel guadeloupéen abritaient des dizaines de milliers de tortues marines. Les plages accueillaient certainement les pontes de plusieurs milliers de ces reptiles (observation du père Du Tertre, 1670).
L’exploitation des tortues marines depuis les débuts de la colonisation des Antilles par les Européens a abouti à une situation alarmante dès le dernier quart du XXe siècle :
Au début des années 1990, la situation est si catastrophique dans les Antilles françaises que la protection stricte des tortues marines apparaît indispensable. Deux arrêtés protégeant intégralement ces espèces sont pris successivement (1991 en Guadeloupe et 1993 en Martinique).
Cette mesure, relativement bien appliquée aujourd’hui, commence à porter ses fruits et permet d’espérer un accroissement d’observations des tortues sur les plages (pontes) et en mer.

En Guadeloupe, il existe aujourd’hui un Réseau Tortue Marine Guadeloupe. Le réseau regroupe différentes associations, structures privées (dont des clubs de plongée) et établissements publics de la Guadeloupe. Ces structures sont regroupées dans un réseau coordonné par l’Association Kap'Natirel (2004-2009) et depuis février 2009 par l’ONCFS, spécialement mandatée par la Direction régionale de l’Environnement.

Protection des herbiers et mangroves

Les herbiers sont constitués de plantes marines, les phanérogames, qui ne sont pas des algues, mais bien des plantes avec des feuilles, racines et des fleurs.
En Guadeloupe, les herbiers couvrent près de 10 000 ha sous-marins et sont très développés dans le Grand Cul-de-sac marin où l’on trouve six espèces différentes dont Thalassia testudinum (ou herbe à tortue)
et Syringodium filiforme (ou herbe à lamentin).

Ces deux espèces et surtout Thalassia testudinum jouent un rôle écologique majeur en tant que nurserie et source de nourriture pour de nombreuses espèces récifales.
Ce sont les herbiers qui souffrent le plus des activités humaines et plus particulièrement de l’augmentation de la turbidité de l’eau dans les baies.
Par ailleurs, ils sont souvent détruits par les aménagements côtiers, comme la construction de ports, de jetées, le dragage des chenaux ou les mouillages forains.
Comme la mangrove, l’herbier retient les sédiments grâce à ses longues racines et rhizomes. Il apporte ainsi abri et nourriture aux organismes marins.

Évènements nautiques

La Route du Rhum-Destination Guadeloupe

La Route du Rhum est une course transatlantique en solitaire, d’environ 3 542 milles (environ 6 560 km) qui se court de Saint-Malo à Pointe-à-Pitre tous les quatre ans au mois de novembre.

Depuis 2010, la flotte est répartie en cinq catégories : Ultime, Multi50, IMOCA, Class40 et Rhum. L’organisation de la course est gérée par la société Pen Duick SAS.

Tour de Guadeloupe en voile traditionnelle

Chaque année en juillet, le Tour de Guadeloupe en Voile Traditionnelle offre un magnifique spectacle en mer. Né il y a maintenant plus de 10 ans, le TGVT regroupe aujourd’hui plus de 40 équipages qui sillonnent, pendant 10 jours, les côtes de l’Archipel sur leurs canots saintois. Ultime étape avant la Route du Rhum-Destination Guadeloupe, le TGVT est l’occasion également pour la collectivité de promouvoir l’arrivée de la Route du Rhum et les skippers guadeloupéens qui participeront à cette course mythique. À chaque étape, le village du TGVT regroupe artisans et producteurs locaux.

Karukera Kayak Challenge

Le Karukera Kayak Challenge de Basse Terre de 20 km se déroule en janvier et est ouvert à tous les pratiquants — novices et confirmés — de kayak.

Ze Caribbean Race

Départ de Marie Galante, à Rivière Sens, plage de sable noir au pied des Monts Caraïbes et du volcan de la Soufrière. Poussé par les alizés, à travers des paysages paradisiaques, vous pagayerez avec les meilleurs Paddlers mondiaux sur un parcours inédit.

En solo ou en relais, Ze Caribbean Race, c’est tout simplement l’événement tropical par excellence du calendrier international de Stand Up Paddle 2015.

D’abord nommée « Karukéra » par les Amérindiens qui l’habitent, l’île prend le nom de Guadeloupe lorsque Christophe Colomb y aborde le 4 novembre 1493, en hommage à la Vierge protectrice des navigateurs, « Santa-Maria de Guadalupe ».

Informations pratiques

Basse-Terre est la capitale administrative de la Guadeloupe. Néanmoins, Pointe-à-Pitre s’est imposée comme la capitale économique de l’île. L’aéroport du Raizet se trouve à sa proximité et occupe une situation idéale dans l’île, puisque parfaitement centrale.

Langue

La Guadeloupe est un département d’outre-mer français depuis 1946. À ce titre, ses 450 000 habitants sont français. Outre le créole qui est la langue locale, le français est la langue courante.

Climat

Climat tropical très agréable toute l’année avec des températures variant entre 26 °C et 28 °C !

Il fait bon vivre aux Antilles. Le soleil y est intense, autant que les pluies bienvenues et rafraichissantes. La mer est tiède, de 24 °C en saison sèche à plus de 29 °C.

Mai, juin et novembre sont des mois très agréables pendant lesquels l’île est en pleine floraison. La saison sèche qui s’étend de décembre à avril est également propice à la pratique d’activités nautiques.
De juillet à octobre, la saison humide, offre une atmosphère presque étouffante (30 °C), mais heureusement rafraichie par les alizés et des averses diluviennes.
La période cyclonique d’août à septembre est la moins agréable et la plus risquée pour les pratiquants de voile.

Douane

Il est strictement interdit de transporter des végétaux vers la Guadeloupe dans l’intérêt de protéger les espèces particulièrement fragiles de la biodiversité de l’île et d’exporter végétaux et coquillages en dehors de l’île.

Transports locaux

  • La location de voiture est indispensable pour parcourir librement les deux parties bien distinctes, Basse-Terre et Grande-Terre, ainsi que Marie-Galante. Les loueurs sont nombreux en Guadeloupe. Outre les grandes compagnies métropolitaines et internationales, de petites sociétés de location ont profité ces dernières années de la demande croissante des voyageurs. Il est néanmoins vivement conseillé de réserver avant votre arrivée en Guadeloupe en haute saison.
  • Des lignes de bus partent très régulièrement de Point-à-Pitre pour presque toutes les destinations. Il y a très peu d’arrêts de bus sur l’île. Dans la pratique, il faut lever le bras pour arrêter le bus depuis n’importe quel endroit sur la route, en s’assurant néanmoins qu’il est sécurisé. On s’arrête en actionnant la sonnette. Le paiement se fait uniquement en espèce. Ce n’est pas le moyen de locomotion le plus confortable, mais c’est un bon moyen de rentrer en contact avec les gens. Il faut savoir que le parc de cars locaux est privé (sauf à l’intérieur de Pointe-à-Pitre) et que les horaires sont aléatoires, et les cars souvent surchargés. À partir de 19 h, parfois plus tôt en basse saison, et les week-ends, plus aucun véhicule ne roule.
  • Les ferries vers les îles : les îles des Saintes, Marie-Galante et de la Désirade sont facilement accessibles grâce à des liaisons régulières par bateau. Bon marché, les billets s’achètent sur place à l’embarcadère (Trois-Rivières ou Place de la Victoire de Pointe-à-Pitre pour les Saintes et Marie-Galante, Saint-François pour Marie-Galante et la Désirade) et vous mettent à quelques dizaines de minutes voire moins de ces petites perles posées sur l’eau.
  • Taxis en Guadeloupe : si vous n’avez pas opté pour une voiture, le taxi est la seule solution pour se déplacer en Guadeloupe le soir, très tôt le matin ou le week-end. Tous les taxis sont équipés d’un compteur. Le prix d’une course de l’aéroport à Pointe-à-Pitre est d’environ 15 euros. Pour Sainte-Anne, comptez 35 euros, et 60 euros pour Saint-François. C’est encore plus cher le soir, entre 20 h et 6 h : + 40% !