Mingan Canada ST Laurent @ Hervé Bré EnezGreen
Macareux Moine Mingan Canada ST Laurent @ Hervé Bré EnezGreen
Bélugas Canada ST Laurent @ Hervé Bré EnezGreen
Canada ST Laurent @ Hervé Bré EnezGreen
Indien Québec maritime @ Hervé Bré EnezGreen

Carte

Activités et Loisirs

Captivantes et enrichissantes, les croisières sont idéales pour découvrir les trésors de la réserve de parc national du Canada de l'Achipel-de-Mingan et notamment les monolithes exceptionnels ainsi...
Passer la nuit dans la maison du gardien de phare de l’île aux Perroquets dans un espace insulaire exceptionnel. Telle est la formule originale proposée par la Corporation de l’Île aux...
Apprendre à connaître les mammifères marins et pénétrer leur univers fascinant sont les meilleures garanties pour leur avenir. Créé à Tadoussac en 1991, le centre d'interprétation des mammifères...
Les croisières sur le Saint-Laurent en compagnie des baleines et bélugas provoquent émerveillement et sensations fortes. Bien plus qu'une croisière, c'est avant tout une expérience inoubliable...
Archipel
Atouts géographiques

Le Saint-Laurent est l'un des fleuves les plus importants d'Amérique du Nord. Il prend sa source dans le lac Ontario coule en direction du nord-est jusqu'à Montreal et Québec pour aller se jeter le Golfe du Saint-Laurent puis dans l'Atlantique. Le fleuve passe ainsi d'environ 44° de latitude Nord près de Kingston à 50° de latitude Nord près de Sept-Îles.

Sur le plan géologique, le Saint-Laurent est un fleuve jeune, dont le lit correspond à une brèche profonde dans l'écorce terrestre mise à découvert il y a quelque 10 000 ans lorsque les glaciers se sont retirés.

Long d'environ 1000 kilomètres, le fleuve sert de frontière entre les États-Unis et le Canada sur environ 200 kilomètres. Au Canada, il est aménagé pour la navigation sur tout son cours; il forme alors la fameuse voie maritime du ST Laurent (ST. Lawrence way) qui donne aux Grands Lacs un débouché maritime. 

 

L'un des meilleurs endroits au monde pour l'observation des baleines

Les régions du Québec maritime comptent parmi les meilleurs endroits au monde pour l'observation des baleines.

Entre mai et octobre, jusqu’à 13 espèces de cétacés fréquentent les eaux salées du Saint-Laurent, dont la baleine bleue ou la spectaculaire baleinel à bosse, qui n’hésitent pas à remonter jusqu’à l’embouchure du fjord du Saguenay, près de Tadoussac, pour venir s’alimenter. Il est fréquent de les apercevoir du rivage en plusieurs endroits.

En suivant le cours du fleuve, la végétation passe de la forêt caducifoliée à la forêt boréale en passant par la forêt mixte et la forêt coniférienne à la taïga. On trouve des graminées hydrophytes dans le cours d'eau douce, des algues et d'autres plantes halophytes dans le moyen estuaire et l'estuaire marin. On y trouve également de l'éperlan, de l'esturgeon et du hareng. Les bélugas peuplent le cours inférieur, dans lequel jadis les morses abondaient. D'immenses volées d'oiseaux migrateurs font halte sur les bancs de sable et les récifs du fleuve pendant leurs migrations, notamment la plupart des grandes oies blanches que compte la planète, qui viennent s'alimenter dans les marais côtiers du cap Tourmente.

Contexte environnemental

7 parcs nationaux québécois, 2 parcs nationaux canadiens et un parc national 

 

Cet immense territoire de mer, d'îles et de montagnes abrite des sites naturels accessibles durant toute l'année. Même lorsque l'on se trouve en ville, la nature n'est qu'à un pas. On peut profiter de l'existence de 7 parcs nationaux québécois, 2 parcs nationaux canadiens et un parc national géré en partenariat.

A noter la partie du lac Saint-Pierre, réserve de biosphère reconnue par l’UNESCO, dont 90 % du territoire est demeuré sauvage.

Les lieux patrimoniaux, musées et sites historiques sont également nombreux au Québec maritime. Ils offrent des activités d'interprétation complémentaires aux multiples possibilités d'activités de plein air.

On y a également développé l'écotourisme et des approches qui diversifient la façon de voyager au Québec maritime pour profiter de la présence d'une cinquantaine d'îles, dont certaines recèlent non seulement des beautés naturelles, mais aussi des récits de vie et d'histoires d'explorateurs et de gardiens de phares à découvrir.

Le Plan d'action Saint-Laurent 

 
Afin de mieux protéger ce milieu, les gouvernements du Québec et du Canada ont élaboré le Plan d'action Saint-Laurent en 1988, ayant comme objectif d'assainir le Saint-Laurent, qui a été reconduit en 1994 sous le nom de Saint-Laurent Vision 2000. L'entente a été renouvelée jusqu'en 2010. Les interventions de ce plan ont permis entre autres de réduire de façon importante les rejets liquides toxiques de 106 industries prioritaires et de protéger 12 000 hectares d'habitats fauniques et floristiques.

 

Selon le rapport-synthèse sur l'état du Saint-Laurent (Environnement Canada, 1996), l'état du Saint-Laurent s'est amélioré depuis la fin des années 1970 en ce qui concerne la qualité des sédiments, les rejets d'eaux urbaines usées et industrielles, les modifications du fond et de l'hydrodynamique, la qualité de l'eau du fleuve et des milieux protégés ainsi que les espèces protégées.

Les milieux humides assurent le cycle de vie d'une grande variété d'espèces aquatiques. Toutefois, on estime que 80 % de ces milieux ont disparu. La qualité d'un milieu humide peut être grandement affectée par les plantes exotiques, qui représentent 37 espèces sur les 285 espèces de plantes recensées dans le Saint-Laurent.
 
Depuis 1960, plusieurs efforts ont été mis en place pour réduire ou éliminer les rejets toxiques. Ces efforts ont porté leur fruit en diminuant les teneurs de plusieurs substances nuisibles comme le BPC. Par contre, même si la concentration en contaminants dans un milieu peut être faible, les prédateurs situés au sommet de la chaîne alimentaire, comme les mammifères marins, demeurent très vulnérables et sont contaminés par le phénomène de bioaccumulation.
 

Mis en place du règlement sur les activités en mer du parc marin du Saguenay 

Une autre menace pour le Saint-Laurent, particulièrement pour les mammifères marins, est le dérangement causé par les activités humaines. Les excursions d'observation de mammifères marins, la navigation commerciale et de plaisance, les activités récréatives changent les comportements habituels des animaux présents par des comportements de fuite ou d'évitement, provoquent des collisions avec les embarcations, la noyade dans les filets maillants et l'abandon d'habitats.

En 2002, le Règlement sur les activités en mer du parc marin du Saguenay – Saint-Laurent (PMSSL) est adopté par Parcs Canada. Ayant pour but de minimiser les impacts du dérangement créé par les observations dirigées vers les mammifères marins, ce règlement fixe des distances d'approche et des vitesses maximales, limite le nombre de bateaux dans un rayon donné et la durée d'observation.

De plus, la pollution sonore représente une menace pour les mammifères marins, qui utilisent l'écholocation pour se diriger, s'alimenter, se reproduire et socialiser.
Economie maritime

Le fleuve Saint-Laurent : la plus importante voie navigable commerciale du Canada ainsi qu'une source d'énergie électrique

Le Saint-Laurent constitue l’une des plus grandes voies navigables du monde et le principal axe fluvial du continent nord-américain. Au Canada, il est aménagé pour la navigation sur tout son cours, formant ainsi la Voie maritime du Saint-Laurent, inaugurée en 1959. En reliant l’océan Atlantique et le vaste bassin des Grands Lacs, la voie maritime ouvre un parcours navigable de 3 800 km et met en contact les grands centres industriels du Canada et des États-Unis, de même que les Prairies plus à l’ouest. À lui seul, le Saint-Laurent représente plus de la moitié des eaux de surface et contribue à approvisionner en eau plusieurs des centres urbains les plus importants du Québec. 

 

Actuellement, de gros efforts sont fournis par le Gouvernement fédéral du Canada pour diminuer la pollution qui sévit dans les eaux du fleuve et sauver quelques espèces menacées de disparition, comme le si précieux Beluga.

Toutefois, la croissance démographique aux abords du Saint-Laurent ainsi que les développements industriels et agricoles grandissants amplifient la dégradation de ce fragile écosystème.
Evènements nautiques

Transat Québec - ST Malo

La Transat Québec Saint-Malo (TQSM) est la plus ancienne course hauturière d’ouest en est, sans escale et en équipage. Tous les quatre ans depuis 1984, les coureurs océaniques s’élancent sur le fleuve Saint-Laurent, entre Québec et Lévis, pour relever les défis de la navigation du Saint-Laurent et de ses pièges, courants et marées, traverser l’Atlantique par le nord et éviter les icebergs et finalement entrer en Manche à travers le trafic maritime intense et les forts courants.

C’est en 1984, à l’occasion du 450e anniversaire de l’arrivée de Jacques Cartier, grand navigateur malouin, et de la fondation de la ville de Québec, que la Transat Québec Saint-Malo a été créée. Elle souligne encore, neuf éditions plus tard, les liens et héritages entre la France et le Québec, entre la ville de Québec et la ville de Saint-Malo. 

Le parcours compte près de 3000 milles nautiques (5 365 kilomètres), dont quelques 376 mn parcourus dans le Saint-Laurent.

Étant plus rapides et afin d’avoir une arrivée de flotte groupée, les multicoques devront, en plus des 4 marques de passage sur le Saint-Laurent, contourner les Îles-de-la-Madeleine et le rocher du Fastnet au sud de l’Irlande, avant d’entrer à Saint-Malo.

Pour les monocoques, ils franchiront les 4 marques de passages du Saint-Laurent ainsi que Saint-Pierre-et-Miquelon avant d’entreprendre la traversée de l’Atlantique et faire leur entré sur Saint-Malo.

Autres

HISTOIRE MARITIME

C'est dans les récits de voyage, au XVIIIe siècle, que l'on trouve le nom de Saint-Laurent, toutefois, les Amérindiens l'appelaient «La Rivière qui marche», longtemps avant.

La Rivière qui marche

Des bandes d'Amérindiens sédentaires, sans doute des Iroquoiens, vivaient aux emplacements actuels de Québec (Stadacona ) et de Montréal (Hochelaga) lors des premières explorations de Jacques Cartier dans la région, en 1535. Elles avaient disparu inexplicablement à l'époque où Champlain fondait Québec, en 1608. Il est possible qu'elles aient été chassées par les Montagnais, les Etchemins et les Algonquins nomades, avec lesquels les Français ont conclu une alliance commerciale lucrative.
Les premiers Européens qui s'aventuraient sur ses eaux le désignaient «La Rivière des morues» ou «Grande Rivière». Mais c'est à Jacques Cartier, qui s'y engagea lors de son second voyage en Amérique, que les historiens occidentaux attribuent la découverte officielle du fleuve. Parti de Saint-Malo (France), en 1535, le navigateur arriva dans le Golfe après une traversée de presque deux mois. Jacques Cartier découvre le Saint-Laurent en 1535, grâce à l'aide de guides indiens qui lui font contourner l'île d'Anticosti, qu'il croyait être une péninsule. Il établit deux camps temporaires près de Stadacona, en 1535 et en 1541, mais les Français ne s'installent pour de bon qu'en 1608.

Le Saint-Laurent est la seule porte riveraine sur le coeur du continent. Les explorateurs et les commerçants français l'utilisent pour établir un empire colonial qui s'étend au-delà du lac Supérieur.

La principale artère du commerce du bois

En 1760, le territoire riverain entre Québec et Montréal est divisé en bandes longues et étroites, caractéristiques du Régime Seigneurial, et la seigneurie de Beaupré marque la limite est de la colonie.

Le réseau fluvial est propice au transport du bois flotté, et au XIXesiècle, le fleuve devient la principale artère du commerce du bois. Montréal et Québec deviennent deux importants centres commerciaux quand la farine et le blé du Haut-Canada leur parviennent par la voie du fleuve. Sous l'égide de la Compagnie du Nord-Ouest, la traite des fourrures repousse les limites de l' « empire du Saint-Laurent » jusqu'au bassin du fleuve Mackenzie.

La « grande rivière du Canada »

Donlad Creighton, entre autres, soutient que c'est l'axe est-ouest du Saint-Laurent, venant contrebalancer la polarisation nord-sud de la géographie du continent dans son ensemble, qui a rendu possible la naissance de la nation canadienne. Aujourd'hui, avec l'aménagement de la voie maritime du Saint-Laurent, le fleuve relie une grande partie du Canada et des États-Unis au reste du monde. Il demeure toujours, ainsi que Cartier le disait, la « grande rivière du Canada ».

Sources : encyclopediecanadienne

Mer / Océan: 
Atlantique

EN BREF

Destination nature d'exception et d'activités de plein air palpitantes, le Saint-Laurent est parsemé de plus de 10 000 îles et îlots sauvages, véritables refuges pour les oiseaux qui y nichent et y pondent leurs œufs à l'abri de la civilisation. Que vous soyez en kayak, rando, bateau, camping-car ou en traîneau, le Québec maritime est une destination idéale pour les amoureux de nature et de grands espaces.

Le brassage des eaux induit par les courants marins favorise la production d'une nourriture abondante qui attire une faune rare et diversifiée. Le golfe du Saint-Laurent offre des conditions écologiques et océanographiques propices à l'établissement et au passage de nombreux cétacés dont les fameux bélugas et d'oiseaux marins tels que les macareux moines ou les oies des neiges qui s'y rassemblent par milliers. Véritable fête des sens, leurs immenses attroupements font ondoyer le rivage comme une marée vivante, emplissant l’air d’un vacarme étourdissant.

Diversifié, surprenant et envoutant, le fleuve Saint-Laurent offre à ses visiteurs la garantie de vibrer avec la nature et d'admirer des spectacles inoubliables qui ne vous donneront qu'une envie : revenir.

Informations pratiques

La plupart des compagnies d'observations de baleines du St Laurent offrent des excursions en mer de mai à octobre. En haute saison (fin juin à début septembre), il y a des départs à diverses heures de la journée.

Septembre et octobre constituent une période particulièrement favorable puisque les baleines sont généralement nombreuses et très actives.

Il est aussi possible d'observer les baleines à partir du rivage mais il faut s'armer de plus de patience et de bonnes jumelles.

S'il fait très beau et chaud en été, l’eau du Saint-Laurent reste très froide et peut considérablement refroidir l’air ambiant. Aussi mieux vaut prévoir de bien se couvrir pour toute sortie en mer. Sur la rive, une protection anti moustiques naturelle est recommandée en juin et juillet.

ENEZ'ACTUS

Le Chili stoppe un projet minier de 2.5 milliards

Le gouvernement chilien protège sa biodiversité marine

Premier voilier 100% Energie alternative au Vendée Globe: Conrad Colman

Conrad Colman, jeune Américain originaire de Nouvelle Zélande et vivant en Bretagne  est  le prem

Nouvelle Calédonie : inventaire de la biodiversité méconnue

Un inventaire de la biodiversité calédonienne est mené actuellement par le Muséum national d’histoire naturelle (MNHN) et l’ONG Pro-Natura International dans le vaste programme La Planète revisitée. Si l'archipel est connu pour son taux d’endémisme le plus élevé au monde, la petite faune demeure méconnue. Les scientifiques vont quadriller forêts, cours d’eau, montagnes et fonds marins pour y dénicher de nouvelles espèces.

Ouessant mise sur la relance agricole pour lutter contre la friche

La commune d’Ouessant et le Parc naturel régional d’Armorique lancent un appel à candidature dans le cadre de la mise en place de projets agricoles innovants et respectueux de l’environnement. L'élevage et le maraîchage permettraient de revitaliser et de mettre en valeur l'île tout en générant de l'emploi et des débouchés alliant tourisme et développement de produits locaux.

Atlantique : sabordage du projet de sanctuaire pour baleines

Lors de la 66ème réunion de la Commission baleinière internationale qui se tient en ce moment en Slovénie, les pays pro-chasse à la baleine ont à nouveau sabordé une proposition de sanctuaire de cétacés dans l'Atlantique Sud. Un signe décevant de l'influence politique continue du Japon qui poursuit la chasse commerciale sous couvert de recherches soit-disant scientifiques.

L'île Maurice collabore avec les Seychelles pour une pêche au thon durable

Les Seychelles et Maurice conjuguent leurs efforts en matière de conservation de stock de thon dans la région de l’océan Indien. Dans leur démarche visant à obtenir la certification du Marine Stewardship Council Certification (MSC), les autorités seychelloises ont sollicité l'île Maurice pour la signature d’un accord en faveur d'un nouveau projet d'amélioration de la pêche.

Parc de Saguenay-Saint-Laurent : renforcement des règles d'observation des baleines

Les nombreux utilisateurs du parc marin Saguenay-Saint-Laurent devront respecter de nouvelles règles à compter de janvier 2017. Parmi les nouvelles mesures figurent l'interdiction des jet skis et autres engins de plaisance motorisés et le renforcement des comportements à adopter en présence d’espèces en péril, tel le béluga du Saint-Laurent.

TripAdvisor boycotte les activités en interaction avec les animaux sauvages

Les activités touristiques où le contact avec les animaux sauvages ou les espèces protégées est permis sont en passe de devenir démodées grâce à l'annonce de Tripadvisor. Très influent, le géant du voyage en ligne vient d'annoncer qu'il cesse de vendre des billets pour ces activités et qu'il compte monter un portail éducatif consacré au tourisme avec des animaux.

Moorea : la biophonie, un outil convaincant pour le suivi sous-marin

Après quatre mois d’enregistrements, les scientifiques du Centre de recherches insulaires et de l'observatoire de l'environnement (Criobe) Moorea ont démontré que l’acoustique sous-marine permet d’identifier un environnement sain et que les aires marines protégées de l'île sont efficaces. Effectué dans quatre AMP de l’île et quatre zones non protégées, le suivi a en effet clairement permis de différencier les deux.

Extension de la réserve naturelle des Terres australes françaises

L’extension de la réserve naturelle nationale des Terres australes françaises s’étendra sur plus de 600 000 km². Situé au sud de l’Océan indien, entre les 40e rugissants et les 50e hurlants, cet univers aussi magnifique qu’hostile, abrite des milliers d’espèces endémiques aux îles subantarctiques qui seront bientôt mieux protégées.