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Tahiti : les surfeurs veulent restaurer le récif corallien

Surfeur Teahupoo Tahiti @ Hervé Bré EnezGreen

Le récif corallien du mythique spot de surf de Teahupo’o est endommagé à l’intérieur du lagon à cause des vagues et des aller-retours des nombreux surfeurs. Le Vaiaro Surf Club a lancé une campagne de recolonisation du corail en partenariat avec le Centre de recherches insulaires et observatoire de l’environnement, dans le but de créer une pépinière et de transplanter les boutures dans le lagon en impliquant les surfeurs.

Impliquer les surfeurs dans une démarche environnementale sur un spot mythique durant la période d’attente des grandes compétitions

L'ambitieux projet de recoloniser le récif corallien du site dégradé de Teahupo’o a été lancé à l’initiative du Vaiaro Surf Club, l’association organisatrice du Sparkgreen Tahiti Challenge, un concours international de bodyboard.

Le projet sera étalé sur plusieurs années et débutera par la transplantation de boutures. Ce procédé consiste à récupérer des petites branches de corail vivant pour les transplanter sur un récif artificiel ou sur une souche de corail mort.

«Nous comptons mettre en place une pépinière dans le lagon de Vairao et en procédant à une campagne de transplantation des boutures in situ.» Les représentants de l’association comptent impliquer dans cette démarche les surfeurs utilisant le spot de Teahupo’o, en particulier durant la période d’attente des grandes compétitions. Une excellente occasion pour médiatiser cette action favorable à la protection de l’environnement, avec des surfeurs de renommée mondiale.

La campagne débutera par une information aux surfeurs et se poursuivra par la collecte des branches prélevées sur des colonies vivantes ou récupérées dans le sable, pour ensuite démarrer la recolonisation. La prochaine compétition du Vairao Surf Club se déroulera du 18 avril au 2 mai à Teahupo’o. Il s’agit de la seconde étape du tour mondial de l’association des bodyboarders professionnels (APB). Une opportunité pour une première campagne de collecte.

Sources : La Dépêche de Tahiti